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Les actus en santé au travail

27/04/2016

Projet de loi El Khomri,reconnaissance du burn out, les rps partout...

D'ici quelques temps nous devrions en savoir plus :

Le député Benoît Hamon tient bon sur sa proposition de loi pour une meilleure reconnaissance du burn out en tant que maladie professionnelle (MP).

Aujourd'hui les maladies psychiques en lien avec le travail ne se retrouvent pas dans les tableaux des MP, mais les cas d'épuisement professionnel sont tout de même reconnus par les C2RMP (comités régionaux de reconnaissance des MP) mais cela est très minoritaire , par exemple "en 2014, sur 395 cas instruits, seuls 200 ont été reconnus alors que ce sont des milliers de salariés concernés" (revue santé &travail n°94).

L'objectif du député, abaisser le taux minimum d'incapacité permanente partielle actuellement de 25% à 0%! Le burn out a un coût pour les entreprises et reflète un dysfonctionnement certain dans l'organisation en place. Cette véritable maladie reconnue par l'Académie de Médecine comme étant bien en lien avec le travail, elle ne peut être uniquement liée à des facteurs soi disant de fragilité psychologique ou des problèmes personnels. Le burn out, pour rappel, touche particulièrement les salariés les plus impliqués et investis dans leur travail avec des valeurs du travail bien fait..

 

Le projet de loi El Khomri concernant la réforme de la médecine du travail inquiète les acteurs de la santé au travail, en effet le système des visites médicales va être redéfini avec des visites plus espacées et priorisées en fonction du risque. Aujourd'hui les services de santé au travail doivent être pluridisciplinaires, on y retrouve plusieurs acteurs de la prévention (médecin, infirmier, ergonome, psychologue..), cela présage une plus grande délégation des suivis pour ces différents acteurs afin de décharger les médecins et de les soutenir dans leur rôle de conseiller auprès des entreprises.

Si ces préventeurs de la santé au travail vont voir leur missions évoluées et augmentées, nous pouvons fortement penser qu'ils manqueront eux aussi de temps pour faire les suivis individuels mais surtout pour pouvoir passer de l'individuel au collectif, aller dans les entreprises pour chercher les causes et proposer des actions, faire de la prévention... il faudrait alors d'autres services parallèles aux SST pour mener à bien toutes ces missions et faire le lien entre performance et santé au travail.

 

Le lien se fait avec le retour des Consultations souffrances et travail qui sont débordées elles aussi.

Ces consultations proposées à tout salarié sont présentes un peu partout, dans les CHU, portées par des associations ou réseaux mutualistes. Les consultations sont souvent réalisées en binôme (par exemple médecin/psychologue), on y retrouve là aussi des équipes pluridisciplinaires.

 

Enfin, les derniers chiffres :

- Les catégories socioprofessionnelles (employés, ouvriers, non qualifiés) sont celles qui travaillent le plus avec la peur de perdre leur emploi et qui se sentent contraintes d'accepter des tâches contraires à leur éthique (la souffrance éthique est très délétère), cela entraîne plus de troubles neuropsychiques (indications de l'outil EVREST, observatoire sur la santé au travail).

- On retrouve ces mêmes catégories socioprofessionnelles citées dans la dernière étude publiée par le ministère du Travail sur les RPS. En effet, ce sont ces professions qui subissent le plus le job strain (demande psychologique forte et faible latitude décisionnelle).

Le manque de reconnaissance augmente considérablement les risques psychosociaux, il est donc important pour les entreprises de développer une véritable politique de reconnaissance au travail.

 

A suivre...

 

 

 

 

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